Musée de la Résistance et de la Déportation lyon

vendredi 1 juillet 2011
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Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon est plus qu'un simple musée car il représente un lieu important pour avoir dans le passé servi de refuge à Klaus Barbie, un chef de la gestapo de Lyon. C'est également le bâtiment qui faisait office d'Ecole de Santé Militaire qui a été reconverti en gardien de la mémoire et de l'histoire de cette partie de la France. Grâce à une exposition permanente qu'organise le musée, ce lieu donne l'occasion de revisiter quelques périodes célèbre et sombres de notre histoire. Le musée de la Résistance et de la Déportation Lyon, c'est aussi de multiples expositions temporaires à travers lesquelles une réflexion sur l'état du monde contemporain est posée.

I) Historique du Musée

Le premier musée a été installé initialement dans le Muséum d'histoire naturelle que d'anciens déportés et résistants lyonnais ont fondé. Ensuite, dès mars 1943, c'est le haut lieu de la Gestapo, en l'occurrence l'Ecole du Service de Santé Militaire qui accueillait le musée. Mais la véritable raison de la création imminente de ce musée était le réveil collectif des mémoires des lyonnais suite à l'affaire Klaus Barbie. En effet, la cour d'Assises du Rhône, en Juillet 1987, juge Klaus Barbie pour crimes contre l'humanité et le condamne à une réclusion criminelle à perpétuité. C'était une réaction et une riposte face au génocide et aux crimes du régime nazi. C'est ainsi qu'est né ce musée considéré à cette époque comme étant un établissement municipal consacré uniquement à l'histoire de la Résistance et de la Déportation. Jusqu'en 1985, c'est une association qui gérait et animait le premier musée initié par d'anciens déportés et résistants dès 1965. Le projet grandit grâce à l'intérêt et à la détermination de ses fondateurs historiques qui acceptaient volontiers de confier certaines collections à l'autorité publique. C'est pourquoi, en présence du déporté à Auschwitz et à Buchenwald et prix Nobel de la paix, le musée de la résistance de Lyon a été inauguré le 15 octobre 1992. D'ailleurs, jusqu'à présent, dans le hall du musée actuel d'histoire et de la résistance, on entend le témoignage de ce dernier lors du procès de Barbie diffusé en permanence.

II) Pourquoi un lieu de Mémoire ?

Ce n'est pas un hasard qui a déterminé le choix du lieu qui abrite le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon. Il s'agit de la continuité du principe qui veut que  tous les musées de la Résistance soient implantés dans des lieux de mémoire. Le site de l'ancienne Ecole du Service de Santé Militaire a été choisi pour abriter le musée de déportation et d'histoire de Lyon grâce à un évènement important. En effet, c'est au printemps 1943 que le bâtiment de l'Ecole du Service de Santé Militaire de l'architecte Abraham Hirsch, devient le nouveau siège du Sipo-SD. Cela est arrivé alors que les locaux de l'ancien siège abrités par l'Hôtel Terminus jugés alors étroits, avaient été saisis dès novembre 1942. Pendant une année entière, ces locaux ont été sous le contrôle de Klaus Barbie, jeune chef de la Gestapo lyonnaise. Les interrogatoires des détenus de la prison de Montluc se font dans le sous-sol, précisément dans les caves du bâtiment. Pour ceux qui ne voulaient pas parler, des salles de torture ont été aménagées dans les étages de l'édifice. Jusqu'à la Libération, même les bombardements de 26 mai 1944, détruisant une importante partie du bâtiment, n'ont pas réussi à interrompre les activités de la Gestapo. Avant la Libération, la Gestapo avait trouvé refuge également sur la place Bellecour.

III) Pourquoi  un reflet de la Résistance ?

Les fondateurs historiques du musée de la déportation et de l'histoire de Lyon, tous étant d'ex déportés et résistants, ont voulu transmettre à la nouvelle génération, les jeunes en particulier, leurs vécus. Pour atteindre leur objectif de pérennisation de la mémoire, ils ont choisi d'être très actifs dans l'animation de ce musée avec l'aide de professionnels du métier. Ils ne se lassent jamais de partager avec les collégiens et les lycéens, à travers leurs témoignages dans certaines salles de classe, leurs souvenirs. Cependant, les enjeux et les finalités du musée sont redéfinis à cause du souvenir lointain de la Seconde Guerre mondiale, malgré la sagesse et la force incarnées par les fondateurs. Aujourd'hui, le Centre s'efforce tant bien que mal à réactualiser à travers des programmes variés, les valeurs de la Résistance. Les programmes obéissent tous à un rappel d'un parcours d'individus engagés ou à l'actualité des droits de l'homme. Ces programmes sont présentés sous forme d'expositions, de rencontres, de séminaires, etc. Les expositions permanentes quant à elles devront innover en intégrant le progrès de la connaissance historique dans leur déploiement.

IV) Infos utiles

Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ouvre ses portes de mercredi à Vendredi de 9h à 17h 30 et de Samedi à Dimanche de 9h 30 à 18h. Donc le Lundi,  le Mardi et les jours fériés, il ferme ses portes. L'entrée est comprise entre 2 ? et 4 ? pour les étudiants et les groupes de 10 personnes au minimum. Par ailleurs, l'entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Pour vous y rendre, prenez le tramway T2 et descendez à l'arrêt « centre Berthelot, Vélo'v, parking à la rue de Marseille ». Pour plus d'infos cliquez sur http://www.chrd.lyon.fr/chrd

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