La maison des esclaves sur 'île de Gorée

mardi 19 octobre 2010
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L'esclavagisme est bien loin derrière nous. Mais il existe encore des vestiges qui nous rappellent à son souvenir. La maison des esclaves située sur l'île de Gorée aussi appelée la maison rose en est un. En 1780, le français Nicholas Pépin fut à l'origine de la construction de ce qui deviendra pour l'humanité un véritable mémorial. Mais cette affirmation est contrecarrée par le point de vue d'historiens affirmant qu'elle aurait été l'œuvre d'hollandais. Il est aussi dit que c'étaient les portugais qui avaient initié ce type d'édifice dès leur arrivée sur l'île vers 1444 et 1536. Des propos qui auront quand même du mal à être justifiés en l'absence de papiers historiques. La maison des esclaves fait face au Musée de la Femme Henriette Bathily. Et l'île comporterait,  d'après les derniers recensements de 2007,1102 personnes. C'est grâce au célèbre narrateur et conservateur Joseph Ndiaye que la maison des esclaves attirera l'attention de l'Unesco et sera élevée au rang de musée, de patrimoine historique. Bien souvent, beaucoup ont trouvé contradictoire l'idée selon laquelle c'était à la « porte du non retour » que seraient guidés les esclaves vers leurs destinations finales en lieu et place du port. Toutefois, il est raconté que c'était une mesure préventive afin d'éviter la fuite des esclaves. Et si certains pensent que la traite des personnes entre pays africains à l'époque ou la traite des arabes auraient causé beaucoup plus de tort aux africains que la traite négrière, des phrases gravées dans les parois des murs de la maison (« Qu'à tout jamais?les générations se souviennent ») pointent un doigt accusateur vers l'Occident. La maison des esclaves reste un objet de curiosité. La preuve, on chiffre à 500 personnes par jour le nombre de touristes qui y mettent pied. Elle demeure également une grande source d'inspiration pour les écrivains, les scénaristes et les artistes.
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