Visiter le village de Ouakam et la formidable histoire de ses deux mamelles

mardi 10 mai 2011
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Autrefois village traditionnel de Dakar essentiellement peuplé de lébous, Ouakam est devenu par la suite  une banlieue résidentielle de la capitale sénégalaise. Célèbre de par le phare des Mamelles  et le Monument de la Renaissance Africaine, Ouakam n'en demeure pas moins un excellent site touristique. Il est très prisé par les touristes du fait de ses plages et de l'île de Ngor. Avec un climat de luxe mélangé à celui d'un village traditionnel de pêcheurs, Ouakam dégage l'essence même de la civilisation sénégalaise. Situé le long de la côte Ouest dakaroise, Ouakam fait partie de l'arrondissement des Almadies et l'une des pointes de la presqu'île du Cap-Vert. A proximité de l'Aéroport de Yoff, de magnifiques villas se dressent tout aux alentours. En dehors de son importante activité qu'est la pêche, Ouakam est encore connu pour être un quartier militaire sénégalais.

Il fut un camp d'entrainement des tirailleurs à l'époque coloniale. Aujourd'hui il abrite le camp de l'armée de terre sénégalaise, l'Ecole nationale de Gendarmerie, la base aérienne  sénégalaise et accueille également la base aérienne de l'armée française BA 160. Le quartier de Ouakam comme beaucoup de quartiers du Sénégal est entouré de mythes et de superstition. La légende donne une illustration mythique concernant l'origine des deux collines qui surmontent la ville. Selon cette légende, deux coépouses habitaient dans le village de Ouakam. Etant toutes deux des femmes bossues, l'une, Koumba, avait un cœur d'or, elle était toujours gaie et aimable tandis que l'autre, du nom de Khary, était d'une jalousie et d'une méchanceté avérée, avec une humeur constamment exécrable. Sa bosse, moins grande que celle de sa coépouse, Koumba, pouvait facilement  se cacher derrière les grands boubous qu'elle portait mais Khary, mal dans sa peau, croyait que le regard des gens était toujours rivé sur elle. Comme c'était la coutume au village, chaque vendredi soir, les jeunes sorcières organisaient de grands bals. Kumba  décida de s'y rendre comme le lui avait conseillé une vieille sorcière pour lui venir en aide. Arrivée là-bas au milieu de la nuit, lorsque la fête battait son plein, koumba demanda à une jeune sorcière de lui tenir son enfant car c'était son tour d'aller danser la sorcière accepta et elle s'enfuit. Koumba n'avait plus de bosse.  Khary s'évanouit en voyant Koumba sans bosse. Lorsqu'elle fut remise sur pied, Koumba lui raconta son histoire et Khary attendit avec impatience le vendredi suivant. Au coucher du soleil, elle s'en alla à son tour et lorsque la fête battait son plein et que les sorcières danseuses rivalisaient de souplesse et d'endurance, Khary s'approcha d'une jeune sorcière et lui proposa de lui tenir son enfant car c'était son tour à elle d'aller danser,  la jeune sorcière lui dit «  ah non c'est à mon tour de danser, tiens moi celui-ci que l'on m'a confié et que personne n'est venu me réclamer » et la sorcière plaqua sur le dos de Khary la bosse de Koumba. Khary se retrouva à l'aube avec deux bosses. La mort dans l'âme, elle courut jusqu?à la mer pour se suicider et même morte la mer ne voulut pas l'engloutir entièrement. Ce sont les deux bosses de Khary-Khougué (Khary la bossue) qui surplombent la presqu'île du Cap-Vert d'où le fameux nom des Mamelles. L'une des mamelles porte le phare des Mamelles et l'autre qui surplombe le Monument de la Renaissance Africaine qui est le symbole même d'une future unité africaine. Le monument de Ouakam est devenu une nouvelle destination touristique au Sénégal. Aujourd'hui le monument est incontournable pour visiter Ouakam. Le monument reçoit une série d'activités culturelles et scientifiques qui en font désormais l'un des sites les plus attractifs du pays de la Téranga. Le monument abrite un restaurant panoramique accessible par un ascenseur de 15 places. Il dispose de salles d'exposition, des salles de conférence, des grandes salles de projection de films ainsi qu'un musée. Les alentours seront bordés de boutiques, de grands restaurants et d'un village artisanal. Ouakam abrite l'une des bâtisses les plus caractéristiques de la corniche Ouest de Dakar : la Mosquée de la Divinité. C'est un édifice culturel au sommet de laquelle culmine un minaret et construit par la grâce divine. Le bâtiment se situe en bordure de falaises et est entouré d'arbres dont la verdure feuilles reflète la couleur du minaret. Sa construction fut l'objet d'un grand conflit puisqu'un grand hôtel devait s'y être érigé.

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