Faire caca en plein air en camping : méthodes et conseils

Laisser des excréments non enterrés à proximité d’un point d’eau augmente considérablement les risques de contamination bactérienne. Certaines zones de France imposent l’utilisation de sacs biodégradables ou interdisent toute déjection humaine hors des installations prévues. L’oubli d’un simple papier toilette peut entraîner des amendes sur certains sentiers protégés ou réserves naturelles.

L’impact environnemental d’une mauvaise gestion des besoins est souvent sous-estimé, alors que la décomposition complète d’un mouchoir en papier peut dépasser un an dans des conditions sèches. Adopter des gestes adaptés protège la nature, limite les nuisances pour les autres campeurs et préserve la qualité des sites pour les générations futures.

Pourquoi gérer ses besoins en pleine nature n’est pas si anodin

Se soulager dehors, en pleine randonnée ou lors d’un bivouac, n’a rien d’anecdotique. La nature n’est pas un terrain vague : elle reste vulnérable. Les déjections humaines, laissées sans précaution, peuvent perturber la faune, chambouler la flore, transformer un sous-bois en terrain miné, voire contaminer une source d’eau en quelques jours. Il suffit d’un manque de vigilance pour que le séjour de tous vire au désagrément, voire à l’insalubrité.

Les règles sur le sujet varient localement, parfois avec une rigueur inattendue. En France, plusieurs parcs naturels exigent de rapporter tous ses déchets et interdisent strictement les déjections hors des sanitaires aménagés. Prendre connaissance des affichages et s’y conformer relève d’une forme de respect mutuel : préserver la nature, c’est aussi garantir l’accès et le plaisir pour tous.

Certaines références font autorité. Kathleen Meyer, avec son ouvrage Comment chier dans les bois, détaille les gestes à adopter pour limiter l’empreinte du campeur. Giulia Enders, dans Le charme discret de l’intestin, rappelle quant à elle que l’hygiène reste bénéfique autant pour la santé que pour l’environnement. Une gestion rigoureuse des besoins améliore le séjour, réduit les risques sanitaires et participe à la protection de la biodiversité.

Voici quelques règles de base à respecter lors de vos sorties :

  • Maintenez une distance d’au moins 50 à 100 mètres des points d’eau pour éviter toute pollution.
  • Si le sol le permet, enterrez vos excréments à une vingtaine de centimètres de profondeur, loin des sentiers et zones de passage.
  • Ramassez toujours votre papier toilette, ou utilisez, si c’est autorisé, du papier biodégradable pour limiter l’impact.

Où et comment faire caca dehors sans laisser de trace ?

Le choix de l’emplacement compte. Cherchez un coin discret, à bonne distance des sentiers et des regards. Restez éloigné d’au moins 50 à 100 mètres de tout cours d’eau pour ne pas polluer la ressource. Un sol meuble est votre allié : il se travaille plus facilement et permet de refermer le trou sans difficulté. Les terrains rocailleux compliquent l’opération, mieux vaut les éviter.

Équipez-vous d’une petite pelle dédiée ou, à défaut, d’un bâton résistant. Creusez un trou d’une vingtaine de centimètres de profondeur, suffisant pour recouvrir vos besoins et accélérer la décomposition. Cette précaution protège la faune, limite la prolifération d’insectes et préserve la végétation du secteur.

S’accroupir reste la position la plus naturelle et la plus efficace. Dos à un arbre, vous gagnez en stabilité et le geste devient plus confortable, surtout si le terrain est glissant ou pentu. Une fois terminé, rebouchez soigneusement avec la terre extraite. Personne ne doit deviner votre passage.

Prenez l’habitude d’appliquer ces consignes pour le traitement du papier toilette :

  • Glissez systématiquement le papier usagé dans un sac hermétique ou compostable ; ne le laissez jamais à l’air libre.
  • Si la réglementation le tolère, vous pouvez enterrer du papier biodégradable avec les selles.
  • Évitez absolument de brûler du papier, même par temps humide : le risque d’incendie reste bien réel.

Le respect de l’intimité et du confort des autres campeurs ne tient parfois qu’à ces gestes simples, et à une vigilance partagée. Préserver la nature, c’est aussi protéger le plaisir de chacun à vivre dehors, aujourd’hui comme demain.

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