La Russie occupe une superficie de plus de 17 millions de kilomètres carrés, éclipsant de loin tout autre État sur la planète. Aucune frontière terrestre n’égale la diversité de ses voisins, s’étendant de la Scandinavie au Pacifique, de l’Arctique à l’Asie centrale.
Certains itinéraires ferroviaires traversent onze fuseaux horaires sans quitter le territoire national, un record mondial rarement mentionné. Cette configuration géographique unique façonne la variété des paysages, des cultures régionales et des sites incontournables, attirant chaque année des voyageurs en quête d’expériences inédites.
Quels sont les plus grands pays du monde et pourquoi fascinent-ils autant les voyageurs ?
Du haut de ses 17 098 242 km², la Russie règne sans partage sur le classement des plus vastes pays. Sa traversée, d’un océan à l’autre, découpe la planète en onze fuseaux horaires et multiplie les contrastes, de la banquise arctique aux rivages humides de la mer du Japon. Le Canada suit, solide second, avec 9 984 670 km² et un chapelet de deux millions de lacs. Les États-Unis et la Chine se disputent la troisième place, flirtant tous deux avec les 10 millions de km² et affichant un patchwork de régions, de climats et d’identités.
La suite du classement aligne des géants : Brésil (8 515 770 km²), Australie (7 741 220 km²), Inde (3 287 263 km²), Argentine (2 780 400 km²), Kazakhstan (2 724 900 km²) et Algérie (2 381 741 km²), qui détient le record africain depuis 2011. Ensemble, ces dix colosses occupent près de la moitié de la surface terrestre émergée.
L’attrait pour ces territoires tient à la richesse des paysages et à l’intensité des histoires qu’ils portent. Qu’il s’agisse de la Sibérie, de l’Amazonie, du Sahara ou de la Patagonie, chaque étendue cultive une identité propre, souvent fantasmée, rarement apprivoisée. Ceux qui s’y aventurent cherchent l’espace, le silence ou le contact avec des cultures forgées par l’immensité.
Quelques points singuliers permettent de mieux cerner le profil de ces mastodontes :
- La Russie et la Chine abritent chacune 14 voisins, un record mondial.
- Le Kazakhstan se démarque comme le plus vaste pays sans accès à la mer.
- L’Australie, malgré son gigantisme, affiche une densité démographique faible, voire déroutante.
Panorama des géants : entre paysages spectaculaires, diversité culturelle et héritages historiques
À l’échelle du globe, les plus grands pays s’imposent comme des fresques vivantes. La Russie fait défiler la Sibérie, royaume de la taïga et de la toundra, où l’hiver étire sa domination sur les trois quarts de l’année. À l’opposé, l’Amazonie brésilienne abrite une biodiversité foisonnante, concentrant à elle seule 10 % des espèces connues sur Terre. La Patagonie, au sud de l’Argentine, évoque des landes battues par le vent, dominées par le glacier Perito Moreno et peuplées de récits d’explorateurs.
Le Sahara algérien impose sa minéralité et son silence, tandis que l’Inde conjugue densité humaine et traditions ancestrales. La Chine se distingue par la singularité de ses régions autonomes, comme le Tibet, le Xinjiang ou la Mongolie-Intérieure, chacune marquée par un héritage complexe et une mosaïque de peuples.
En remontant vers le nord, le Canada déploie un réseau de lacs d’une ampleur unique. L’Australie, quant à elle, mêle désert rouge et métropoles modernes. Tous ces pays partagent un point commun : des ressources naturelles gigantesques. Pétrole, gaz, forêts, matières premières, leur économie s’appuie sur ces trésors, ce qui les place au cœur des échanges internationaux. Le dessin des frontières, souvent hérité de conflits ou de compromis anciens, façonne encore aujourd’hui les rapports de force et la circulation des idées, révélant à chaque frontière une nouvelle facette de la diversité culturelle.
Conseils pratiques pour explorer ces vastes territoires sans rien manquer
S’attaquer aux plus grands pays du monde demande de l’anticipation et une bonne dose de flexibilité. En Russie, il faut apprivoiser onze fuseaux horaires pour voyager sans perdre le nord. Une traversée Moscou-Vladivostok, par exemple, s’étale sur plusieurs jours et autant de changements d’heure que de paysages. Le Canada offre une expérience XXL : six fuseaux, une myriade de lacs, des distances qui se mesurent en heures d’avion plutôt qu’en kilomètres. Chaque province impose son rythme, ses contraintes climatiques, ses saisons.
En Australie, il n’est pas rare de passer deux jours sur la route entre deux villes majeures. Un vol Sydney-Perth, c’est traverser un continent entier. Les États-Unis jouent la carte du contraste permanent : la côte Est n’a rien de commun avec le Far West ou la Floride. En Chine et en Inde, la diversité humaine et culturelle se lit à chaque étape. Même si la Chine n’affiche officiellement qu’un seul fuseau horaire, la réalité du décalage entre Pékin et Urumqi se vit au quotidien.
Voici quelques conseils pour préparer un périple à la mesure de ces géants :
- Pensez à cartographier précisément les distances et à choisir les moyens de transport adaptés : train, avion, route.
- Planifiez vos étapes en tenant compte de la variété des climats et des reliefs.
- Informez-vous sur les fuseaux horaires, surtout pour la Russie, le Canada ou l’Australie, où les écarts sont considérables.
- Intégrez dans votre organisation les saisons inversées de l’hémisphère sud, notamment en Australie ou en Argentine.
Voyager dans ces contrées, c’est accepter que la notion de distance change de dimension. L’expérience ne tient pas à la rapidité du déplacement, mais à la richesse de ce qui s’offre, étape après étape. L’aventure s’étire, prend tout son sens et donne l’impression, rare, de saisir la mesure réelle de la planète.


